Histoire
Une modeste forteresse existe ici au début du XIIIe siècle. Entre 1375 et 1379, Marguerite de Beaujeu fait reconstruire le château, chapelle comprise. En 1467, Jeanne de Montagu apporte Bourbilly à son époux, Hugues de Rabutin, et la famille de Rabutin le conserve pendant des générations. Jeanne de Chantal, entrée par mariage dans la famille de Rabutin-Chantal et plus tard vénérée comme sainte, y a vécu. Son fils, Celse-Bénigne de Rabutin-Chantal, est né à Bourbilly.
Celse-Bénigne est le père de la marquise de Sévigné. Celle-ci hérite de Bourbilly, y séjourne à plusieurs reprises et le transmet à sa fille, Madame de Grignan. En 1813, le domaine est acheté par la famille qui le possède encore. Entre 1867 et 1871, Charles de Franqueville restaure et redécore le château dans le goût romantique. La chapelle, endommagée par un incendie en 1952, est ensuite réhabilitée avec des œuvres d’art modernes.
Architecture
Le château médiéval a été restauré et redécoré entre 1867 et 1871, dans le goût romantique du Second Empire. À l’intérieur, la bibliothèque présente des boiseries de style gothique et le salon abrite un ensemble de neuf lustres en verre de Venise. Dans la chapelle, une série intitulée Paradisus réunit les portraits de trente propriétaires de Bourbilly, peints par Edouard de Crépy. Le parc, traversé par le Serein, a été dessiné par Alphand en 1869.