Ce que vous verrez
La salle d’archéologie suit les habitants de l’Avallonnais du Paléolithique à l’époque mérovingienne : outils de pierre, parures de l’âge du Bronze, brassard de l’âge du Fer trouvé à Noyers, paire de fibules mérovingiennes en forme d’oiseau ornées de grenats. Les salles des beaux-arts présentent peintures, dessins, gravures et une centaine de sculptures des XIXe et XXe siècles, d’artistes comme Pierre Vigoureux et Georges Loiseau-Bailly. Une salle est consacrée à Jean Després, dont les pièces d’étain et d’argent puisent dans le modernisme et l’Art déco. Les salles yao montrent des textiles brodés, des bijoux en argent et des objets du taoïsme yao.
Histoire
La Société d’études d’Avallon, une société d’érudits locaux, fonde le musée en 1862 et l’installe d’abord dans la salle haute de la tour de l’Horloge. Les dons de collectionneurs enrichissent les collections, dont les monnaies réunies par le professeur Alfred Bardin, à l’origine d’un médaillier de près de 24 000 monnaies et médailles. En 1912, le musée déménage avec la mairie à l’hôtel de Gouvenain, et il devient municipal en 1946.
En 1971, les collections s’installent dans l’ancien collège, où des générations d’Avallonnais ont fait leurs études. Le musée reçoit l’appellation Musée de France en 2002. En 2011, sept nouvelles salles ouvrent pour une collection d’environ 2 500 objets des peuples yao mien et yao mun du sud de la Chine et de l’Asie du Sud-Est, donnée au musée en 2008. En 2017, il ajoute à son nom celui de Jean Després, l’orfèvre qui a vécu et travaillé à Avallon jusqu’à sa mort en 1980.