Ce que vous verrez
Commencez par les toiles naïves de la donation Yankel, puis les tableaux de Kikoïne. Les salles d’art populaire montrent jouets en bois, en papier mâché et en fer, images religieuses, sifflets et ex-voto en cire et en argent d’Europe du Sud, d’Asie et d’Amérique latine, présentés comme des œuvres d’art. Une salle est consacrée aux boîtes en fer-blanc lithographiées de la collection Serge Moreau. Ailleurs, on trouve le cabinet de curiosités du fondateur, l’archéologie du château et du village, et les albums de dessins d’Hokusai.
Histoire
À sa mort, le 18 juillet 1876, l’érudit Jean-Étienne Miltiade Simonnet de Bresse de Préfontaine lègue tous ses biens à Noyers pour y fonder un musée et une bibliothèque, et le musée ouvre en 1881 dans l’ancien collège. Il présente toujours ses collections de tableaux, meubles, gravures, moulages et médailles. En 1920, un médecin de marine grand voyageur, le docteur Soupey, lui offre une série d’albums de la Manga du peintre japonais Hokusai, publiés de 1814 à 1848.
Le musée renaît en 1987, quand le peintre Jacques Yankel, fils du peintre de l’École de Paris Michel Kikoïne, donne une centaine de toiles d’art naïf où des anonymes côtoient de grands maîtres comme Bombois, Bauchant, Nikifor et Vivin. Des dépôts suivent, dont des œuvres antifascistes de Déchelette en 2001 et soixante toiles naïves de la collection de Jean-Marc Luce en 2005. Environ 120 ex-voto et une importante donation d’art populaire réunie par Jacqueline Selz et Yvon Taillandier complètent les collections. Le musée porte l’appellation Musée de France, et 2026 marque les 150 ans du legs de son fondateur.