Ce que vous verrez
Commencez par la salle des Gardes, la salle des festins des ducs, avec sa cheminée monumentale, où se dressent les deux tombeaux. Faites-en lentement le tour pour observer les pleurants, tous différents sous leur capuchon. Tout près se trouvent les retables dorés sculptés par Jacques de Baerze et peints par Melchior Broederlam pour Champmol. Le parcours conduit ensuite de la peinture italienne et flamande à un ours blanc en marbre de François Pompon et aux œuvres modernes. Les cuisines ducales voûtées des années 1430 font partie de la visite.
Histoire
Le musée est né d’une école de dessin gratuite, fondée dans les années 1760 à l’initiative du sculpteur François Devosge. Les États de Bourgogne firent construire une aile orientale du palais pour accueillir l’école et ses modèles, et les collections ouvrirent au public en 1799. Entre 1804 et 1812, l’État envoya 72 tableaux du Muséum central des arts de Paris, le futur Louvre.
Les tombeaux ducaux proviennent de la chartreuse de Champmol, le monastère fondé par Philippe le Hardi aux portes de Dijon pour servir de sépulture à sa famille. Endommagés pendant la Révolution, ils furent restaurés et installés dans la grande salle du palais en 1827. Le tombeau de Philippe le Hardi, commencé par Jean de Marville, fut repris par Claus Sluter puis achevé par Claus de Werve vers 1410. Celui de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière suivit, entre 1443 et 1470.
Une longue rénovation débute en 2006. Les salles du Moyen Âge et de la Renaissance rouvrent en 2013, puis l’ensemble du musée en mai 2019, avec environ 1 500 œuvres présentées dans 50 salles. Les collections comptent désormais plus de 140 000 œuvres, de l’Égypte ancienne à l’art contemporain, dont l’importante donation Granville de peinture moderne. La fréquentation s’envole après la réouverture et atteint environ 315 000 visiteurs en 2019.