Ce que vous verrez
Passez le porche voûté pour entrer dans une haute nef couverte de voûtes en berceau brisé. Cherchez la Vierge noire du XIIe siècle, l’orgue peint du XVIIe siècle et les peintures murales des chapelles latérales. Dans l’un des bras du transept, une porte ouvre sur une galerie subsistante de l’ancien cloître. Le temps fort de la visite, c’est le chœur, où cinq tapisseries d’environ six mètres de long chacune racontent la vie de Marie en scènes placées sous des arcades.
Histoire
Les chanoines de Notre-Dame entreprennent l’église au milieu du XIIe siècle, en bâtissant d’est en ouest, et l’achèvent au début du XIIIe siècle. Le porche suit au milieu du XIIIe siècle. Après un incendie en 1272, la partie haute de l’abside reçoit de grandes baies gothiques et des arcs-boutants. Des chapelles sont ajoutées jusqu’au XVIe siècle, parmi lesquelles la chapelle Saint-Léger et ses peintures murales, et la chapelle Bouton, bâtie entre 1529 et 1533.
Entre 1580 et 1588, la tour reçoit sa singulière toiture à l’impériale, dessinée par Hugues Sambin. La Révolution détruit les statues du portail et une grande partie du mobilier. Viollet-le-Duc établit un projet de restauration en 1844, et les travaux sont menés à partir de 1860 sous la direction de Maurice Ouradou. L’église est classée monument historique depuis 1840. Son orgue, construit à l’origine au XVIIe siècle et modifié à plusieurs reprises, compte parmi les plus beaux de Bourgogne.
Les tapisseries ont été offertes en 1500 par Hugues Le Coq, archidiacre de Beaune, représenté sur deux des cinq pièces. Dès 1474, le chapitre avait commandé au peintre dijonnais Pierre Spicre des modèles d’histoires de Notre-Dame, sans que l’on sache si ces tapisseries en sont issues. L’ensemble a été classé monument historique au titre objet en 1891 et restauré dans les années 1990.